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Métiers d'art

CHANTIER-ECOLE TYR – Eté 2015 Site archéologique d’Al-Bass, Sour LIBAN

Encadrant : M. Olivier NOUAILLE
Etudiants : Mlle Blandine LACHETEAU, Mlle Emilie SOYER, Mlle Laetitia BELGODERE, Mlle Marine PORTA DELSOL, Mlle Mathilde MAIRE, M. Léo CIORNEI.

• Une collaboration franco-libanaise.

L’été 2015 aura été celui de la première collaboration entre le département de restauration-conservation du patrimoine de l’École de Condé et le ministère de la culture libanais.
En effet, de mi-juillet à fin-septembre, six étudiants de la 2ème à la 5ème année encadrés par M. Olivier Nouaille et Marguerite Szyc, professeurs de restauration de peinture et référent pédagogique au sein de l’établissement, ont eu l’opportunité peu commune de travailler à la restauration-conservation de peintures murales du IIème siècle sur le site archéologique de Tyr, cité inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO dans le sud Liban. Trois étudiantes libanaises du département d’archéologie de l’Université Libanaise de Beyrouth se sont jointes à l’équipe dans le cadre d’un échange de savoir et de compétences franco-libanais.

Fondée selon la légende en 2 750 av JC, la ville de Tyr fut la grande métropole phénicienne à l’origine de colonies aussi célèbres que Carthage ou Cadix. Sa prospérité légendaire s’appuyait sur la découverte et le commerce maritime de la pourpre, colorant de couleur rose-violacé obtenu à partir du murex, petit coquillage marin.
Le site archéologique de Tyr est le deuxième plus important du Liban, après celui de Baalbek et comprend des vestiges d’époque romaine (avec notamment le second plus grand hippodrome du monde antique après le Circus Maximus de Rome) et byzantine.

• Le chantier de restauration-conservation du columbarium de la nécropole de Tyr.

Inscrite depuis 1984 au patrimoine mondial de l’UNESCO, la ville de Tyr présente une richesse archéologique inouïe avec pas moins de six niveaux stratigraphiques archéologiques.

L’objet de cette campagne de restauration-conservation portait sur le columbarium de la nécropole romaine et byzantine de Tyr, mis à jour dans les années 1960. Le columbarium en question est un édifice sépulcral composé de douze tombes (loculi) ou reposait des membres d’une même famille.
Chaque loculus était clos par des pierres recouvertes d’un enduit de chaux orné de peinture murale. Ce sont précisément sur ces vestiges de peinture que l’équipe d’étudiants de l’école de Condé a eu à intervenir. Cette opération a dû être effectuée dans la plus grande urgence au vu de l’état de dégradation avancée des enduits et peintures.

Après un méticuleux travail de constat d’état, de documentation photographique et de recherches iconographiques et historiques, les étudiants ont pu commencer le nettoyage des enduits et peintures et procéder ensuite aux consolidations nécessaires.

En fin de chantier un dossier de restauration contenant les recherches et les opérations effectuées au cours des deux mois et demi de chantier, ainsi que des recommandations pour la bonne conservation et la pérennité du bâtiment a été remis aux autorités responsables du site.
L’ensemble du travail a été effectué sous la supervision et grâce à l’aide attentive de la Direction Générale des Antiquités du Liban, cela par l’intermédiaire de M. Ali Khalil Badawi, directeur du site archéologique de Tyr.

Logés en plein cœur de la veille ville, l’expérience s’est révélée riche et dense pour tous les membres de l’équipe, tant du point de vu de la restauration-conservation que du point de vue humain.
De plus, le résultat final obtenu sur le columbarium c’est confirmé extrêmement satisfaisant puisqu’il a débouché sur d’autres collaborations futures avec le site archéologique de Tyr.

• Tyr, la phénicienne.

Si cette antique citée présente aujourd’hui l’aspect d’une agréable presqu’île aux effluves de dolce vita avec son port de pêche traditionnel noyés dans des eaux turquoises et animés par la joyeuse bonhomie de ses habitants, il n’en a pas toujours été ainsi.
Fondée en 2 750 av JC, la ville de Tyr a vu défiler en son sein les plus grandes civilisations de l’histoire antique.
Elle connaitra ainsi les pharaons de l’ancienne Egypte en tant que petit port d’escale commercial. Mais c’est au Xème siècle av JC que Tyr s’inscrit durablement dans l’histoire du Levant, lors de sa conquête par les phéniciens.

Grâce à la découverte sur l’île même de la pourpre, colorant extrait d’un coquillage marin appelé murex, ces derniers font de ce petit îlot une puissante citée maritime. Dès lors, plus rien n’arrête son expansion et en quelques années, Tyr obtient le quasi-monopole du commerce méditerranéen et fonde notamment les colonies prospères de Carthage et Cadix.

Cette richesse et cette omniprésence dans le monde méditerranéen en font dès lors et cela pour les siècles à venir, un constant objet de désir de conquête des autres empires rivaux.
Réputée imprenable de par sa structure insulaire stratégique, Tyr résiste ainsi vaillamment pendant treize longues années aux Assyriens, avant de se soumettre au VIIème siècle av JC.
Elle voit ensuite les babyloniens puis les perses à ses portes mais leur oppose une résistance acharnée.
Ce n’est qu’en 332 av JC que la farouche petite citée tombe aux mains d’Alexandre le grand. L’honneur de Tyr est pourtant sauf car ce n’est qu’après sept mois de siège et grâce à la construction d’une digue reliant l’île au contient que le conquérant parvient à venir à bout de la ténacité des tyriens.
Désormais, cette époque marque le déclin de Tyr et de son empire commercial. De grecque, Tyr est ensuite rattachée à la province syrienne romaine puis connait à partir du VIIème siècle plusieurs vagues successives d’invasions telles que les arabes, les croisés, les Mamelouks et les Ottomans.

Tyr, son port de pêche, ses maisons colorées et son incroyable site archéologique…

Site archéologique - École de Condé

Site archéologique – École de Condé

 

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